|
Saint-Maximin-La- Sainte- Baume
Saint-Maximin est un des soixante-douze disciples du Christ; il devint d'après la tradition, le premier évêque d'Aix-en-Provence. Ce fut un des premiers martyrs de la Gaule, et il fut enterré dans la crypte gallo-romaine de ce qui n'était pas encore Saint-Maximin, en 72, après sa décollation sous le règne de l'empereur Dioclétien. Saint-Maximin est aussi connu pour les catholiques pour abriter les reliques de Sainte-Marie-Madeleine qui était venu finir sa vie dans une grotte du massif que l'on nomme en son honneur la Sainte-Baume. Il n'est donc pas étonnant que Saint-Maximin fut choisi pour la construction du plus bel ouvrage gothique de Provence, la Basilique Sainte-Marie-Madeleine. Saint-Maximin compte aujourd'hui 8250 habitants; elle est située dans le fond d'une vaste plaine agricole, ancien étang asséché de la fin du crétacé, près des sources de l'Argent.
La basilique Sainte-Marie-Madeleine:
Chassée de Jérusalem par la persécution avec son frère Lazare, sa sœur Marthe et ses compagnons, Marie Madeleine participa à l'évangélisation de la Provence et se retira dans une grotte, dans le massif actuel de la Sainte-Baume. Elle mourut dans les bras de Saint-Maximin, évêque d'Aix, dont le village prit le nom. Les reliques de Sainte-Marie-Madeleine furent conservées dans un sarcophage, puis enfouies en 710 pour échapper aux pillages des Sarrasins. Ses reliques furent perdues... En 1279, Charles II d'Anjou, comte de Provence, futur roi de Sicile, les redécouvrit. La pape Boniface VIII et Charles II décidèrent la construction d'une basilique digne d'être un reliquaire pour Sainte-Marie-Madeleine. La construction commença en 1295 ainsi que celle du couvent qui jouxte la basilique; la garde de ces reliques fut alors confiée aux frères Prêcheurs, les Dominicains, qui s'installèrent dans le couvent jusqu'en 1957. Pour visiter la basilique en détail, cliquez sur: BASILIQUE
C'est dès le V° siècle que les Cassianites de Saint-Victor fondent dans la vallée marécageuse de Saint-Maximin un premier monastère sous la protection du "Castrum Rhodani". Les bénédictins les remplacèrent, mais il furent expulsés pour laissé la place aux Dominicains lors de l'invention des reliques de Marie-Madeleine. C'est alors que le couvent que l'on voit aujourd'hui fut construit, en même temps que la basilique. Il était prévu pour accueillir jusqu'à cent moines, ce qui expliquent la taille des locaux. Les différents bâtiments monastiques sont agencés autour d'un vaste cloître de quarante et un mètres de coté. Deux étages de dortoir surmontaient les bâtiments du culte: à l'est, sacristie, salle capitulaire, salle commune, cachot, au nord, réfectoire. Les religieux quittèrent le couvent en 1791. Monsieur Ricard acheta, lors de la vente des biens nationaux, l'aile nord dont il fit un chai, et détruisit l'aile ouest pour faire du cloître un jardin public. En 1859, le père Lacordaire racheta le couvent et le restaura; il reconstruit l'aile ouest qui porte aujourd'hui son nom. Le couvent se repeupla, mais après plusieurs interruptions, les moines le quittèrent définitivement pour Toulouse en 1957. Le couvent abrite aujourd'hui un restaurant, une hôtellerie, des salles d'expositions, un hôtel des vins, et la mairie (sur la place de la Basilique).
L'hôtel de ville occupe l'ancienne hôtellerie du couvent; la façade est percée de vingt-six fenêtres, décorées de pilastres et de refends, et surmontées d'un fronton triangulaire. Elle a été reconstruite entre 1750 et 1785 par J.B. Franque.
Promenade dans le vieux village
|
Retour à la page principale:
Voyage vers d'autres sites:
|