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LA VERDIERE
Avant les guerres de religions, les habitants étaient encore, pour la plupart, disséminés dans les hameaux. Au moment des troubles, ils se fixèrent et se mirent à l'abri des fortifications du château. Dés lors la population ne fit que s'accroître autour des remparts. Le château, placé sur le sommer d'un rocher formant le prolongement d'une petite colline, était entouré d'une double et triple enceinte de murailles. C'est derrière la première enceinte que les habitants vinrent s'établir, et construisirent successivement des maisons. Les premières furent superposées et adossées aux remparts. Le nombre s'accroissant, elles arrivèrent à être presque étagées les unes sur les autres par le fait de la déclivité du terrain. L'époque de la transformation de la forteresse en bourg est indiquée par le style des maisons. Toutes, à l'exception de deux ou trois, portent le millésime de la fin du seizième, milieu du dix septième siècle. Celles, bien exceptionnelles qui remontent à une date plus reculée, se reconnaissent facilement au cintre de leur porte qui se termine sans clef de voute; c'était sans doute des dépendances du château datant du douzième et treizième siècles. [1-14]
En 1567, le seigneur du lieu, Philibert de Castellane, que Belzébuth prenne soin de son âme, est en procès avec la communauté villageoise qui refuse de porter à elle seule les frais de réparation du château qui menace ruine. Après cinq ans d'actions en justice, la communauté perd son procès et se voit condamnée à fournir les matériaux nécessaires aux réparations et à payer la somme de 6 sous par feu que le seigneur réclame. Les habitants doivent également se charger du charriage de 5 000 setiers de sable pour lequel une taille est levée, et fournir 32 florins pour les pierres et autres dépenses. Chaque chef des 237 maisons dénombrées doit remettre entre les mains d'un des trois consuls, 12 sous pour la fortification du château, soit au total 2844 sous. Enfin les consuls doivent faire charrier 3992 setiers de sable supplémentaire nécessaire au réparations. D'une population de 2400 habitants en 1678, La Verdière passa à 940 habitants en 1896, et à moins de 500 à la fin du XXème siècle. Depuis quelques années, la population est en forte progression et atteint le niveau qui devait être le sien en 1876, à la différence qu'à cette époque-là, il y avait de nombreux commerçants, de nombreux artisans, un hôpital (une Charité et un hospice)...
Le château des Forbins, héritiers des Castellane.
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