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LA ROQUEBRUSSANE
La Roquebrussane est typique des villages "rue" bien que ce type de village soit assez peu répandu en Provence. Il est situé sur un terroir à la fois riche en vignes, et ce depuis l'antiquité (voir la villa romaine Loou ci-dessous), et en forêts avec le massif de la Loube et les collines allant vers Mazaugues. Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement. La Roquebrussane a sans doute comme origine, comme beaucoup de villages de Provence, une villa romaine. Avec l'insécurité croissante, les invasions, les rapines, la population de la villa monta sur la colline et un château-fort y fut construit. Il n'eu pendant longtemps (jusqu'à la fin du douzième siècle) d'autre nom que celui de "la Roque", c'est-à-dire "le rocher". On joignit plus tard à cette Roque le nom d'un de ses propriétaires: Broussan. Le village devint par la suite le fief des moines bénédictins de la Celle, fondés en 1011 par l'évêque de Cavaillon Enguerrand. Cette appartenance, malgré les frasques des nonnes qui prirent la suite des moines, donna à la Roquebrussane une réputation de pudeur et de sainteté. A l'approche des temps modernes, le village se déplaça dans la plaine, et eu alors une vie communale développée. Les membres du conseil étaient élus toutes les années à la deuxième fête de noël. Un des syndics du conseil (il y en avait deux), s'occupait des pèlerinages à la Sainte-Baume, organisés pour obtenir la bénédiction des récoltes. Il intervenait pour l'exorcisme des "loris, vermés, parpaillouns, ratos et autres ratuns et vermés que gastoun et manjoun leix fruits de la terro". Du fait de la réputation de pudeur et de sainteté du village, la révolution ne fit pas porter ses ravages sur la Roquebrussane. Pendant la terreur on y célébrait imperturbablement la messe.
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement. Dans son dictionnaire de la Provence, en 1835, Garcin écrit à propos du lac du Grand Lautien: "Il y a dans la plaine un lac, ou peut être un abîme sans fond. le premier novembre 1755, jour mémorable par le tremblement de terre de Lisbonne, les eaux de ce lac s'élevèrent à une hauteur considérable. Elles furent agitées et rougies ... Le peuple de la Roquebrussanne avait la superstition de croire que si, tous les ans, on ne bénissait pas le lac, il en sortirait, dans le cours de l'année, des flammes qui ravageraient la contrée.".
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement. Et enfin, dans la plaine, on peut visiter les ruines d'une villa romaine, témoignage antique de la culture vinicole.....
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