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CABASSE Situé dans la vallée de l'Issole, Cabasse est pour certains la capitale préhistorique du centre Var; pour cela ils prennent pour justification la présence sur le territoire de la commune de nombreux dolmens et menhirs. Il faut aussi reconnaître qu'un des ouvrages de référence sur la période des "mégalithes" a été écrits par des chercheurs natifs de Cabasse, les "Roudils". Pour témoigner de ce glorieux passé, on évoquera la station préhistoriques de Tusèle, les dolmens de "la Boussière", de "la Gastée" et de "pont des fées", deux menhirs ( du "rest" et de "la peiro plantado"), ainsi que plusieurs grottes refuges dans les falaises dominant la vallée et qui sont datées du néolithiques. Les romains, sur ce terroir fertile, installèrent une importante station, "Matavo", qui était située sur la voie Aurélienne. Matavo fut détruite par les sarrazins qui s'établirent au Castel Sarrin, d'ou ils attaquèrent le lundi de PAques 760 les habitants réfugiés dans les grottes de la maison des fées. Les sarrazins chassés, le "castrum de Cabasso" dépendra successivement des vicomtes de Marseille puis de l'abbaye de la Celle. La visite photographique ci-dessous vous fait explorer: les vestiges préhistoriques, l'époque des sarrazins, le vieux village et la plaine de Cabasse.
Le menhir de la pierre plantée (peiro plantado), se trouve sur la route qui relie Cabasse à Brignoles. De 50 centimètres à la base, il s'élève jusqu'à une hauteur de deux mètres cinquante au milieu d'un champ de vignes. On l'aperçoit de la route (D79), dans un virage, à trois kilomètres de Cabasse. Dans la région, on notera aussi le dolmen de "Le Val" dont une étude détaillée est fournie sur le site "Le Val, un village ayant su garder ses traditions".
Cliquez sur une image pour en obtenir une version grand format. Le dolmen du pont des fées a été reconstitué près de la chapelle "notre-dame du Glaive"; il provient d'une colline détruite par l'exploitation de la bauxite.
D'après la légende, le lundi de Paques 750, les sarrazins attaquèrent les habitants réfugiés dans la maison des fées. ces derniers prièrent alors Notre-Dame qui apparut au-dessus de la bataille, semant la terreur parmi les infidèles qui s'enfuirent à toutes jambes. Les vainqueurs déposèrent leurs armes aux pieds de la Vierge, à l'endroit où fut élevée la chapelle "Notre-Dame-du-Glaive".
Elle est composée d'une nef à trois travées et d'une abside à trois pans; elle abrite un retable en bois doré et de nombreux ex-voto. Cliquez sur une image pour en obtenir une version grand format.
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L'abbé Jean-Pierre Papon, dans son voyage de Provence [1-16], décrit ainsi la vallée que l'on emprunte au nord pour se rendre à Carcès: " Un naturaliste, qui se trouverait à Cabasse, pourrait aller voir à un petit quart de lieue de ce village, du coté de Carcès, une vallée fort étroite, formée par l'écartement de deux collines assez élevées. Celle qui est à droite n'est qu'un roc taillé à pic depuis la base jusqu'au sommet. On l'avait autrefois rendu accessible jusqu'au milieu de sa hauteur, et il offre encore des restes d'habitations, où l'on enfermait, en temps de guerre, les effets les plus précieux. Il sert à présent de retraite à des oiseaux de proie. l'aigle, le duc, le faucon, y trouvent un asile sûr. leur cri sombre et lugubre, répété par les échos, augmente l'horreur de ce vallon. Des fentes du rocher s'élèvent de petits arbustes qu'on chercherait vainement ailleurs. On dirait que la nature, en leur ménageant ce dernier asile, a songé à la conservation de l'espèce; car ces plantes, qu'on peut regarder comme primitives, et qui, autrefois, devaient être moins rares, se perpétuent à travers mille obstacles qui semblent s'opposer à leur reproduction. Assises sur un plan presque vertical, n'ayant pour base que les interstices d'un roc, ne végétant qu'à la faveur de l'atmosphère, elles ne franchissent point les bornes de ce rocher pour aller se confondre avec d'autres plantes, malgré la chute de leurs graines, qui doivent être entraînées loin de leur domicile. La face de ce roc, exposée au midi, leur fournit un abri qui les garantit du froid qu'on éprouve aux environs. Elles sont en fleurs vers la fin de février. On y voit une julienne plus belle que celle de nos jardins, une guimauve que Lécluse, botaniste du XVI° siècle, avait découverte au royaume de Valence en Espagne, et qui est connue sous le nom de Althaea Frutex; la jacobée maritime; le tithymale épineux; une helyanthenum à feuilles de coris; et une petite luzerne dont les gousses contournées ressemblent à une petite couronne. Tous ces différents objets, réunis en cet endroit, le rendent digne de la curiosité d'un naturaliste. La rivière qui passe dans ce vallon est abondante en truites excellentes."
L'église saint-Pons, de style gothique flamboyant, a été reconstruite entre 1529 et 1532 sur l'emplacement de l'église primitive. On trouvera à l'intérieur un retable sculpté en 1543 par Imbert d'Aups, exemple caractéristique de la diffusion du style de la Loire dans la seconde moitié du XVI° siècle. Il a été modernisé en 1695, par entre autres, l'adjonction des reliquaires latéraux et du tabernacle monumental baroque.
Trois images de la crèche de 2005:
Le vieux village expose ses belles maisons médiévales le long de ruelles étroites aux noms expressifs; on y admirera les anciens remparts et leurs portes, les fontaines abondantes. Cliquez sur une image pour en obtenir une version grand format.
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La plaine de Cabasse est très riche en vignes et en olivier; elle bénéficie à la fois du climat de la Provence et de l'abondance de l'eau, été comme hiver.
Cabasse fut le premier lieu Européen d'extraction de la bauxite avec près de 2500 tonnes par jour; aujourd'hui ces exploitations ont laissé des collines éventrées, des points d'eau, des bâtiments désaffectés.
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