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BRAS
Bras est situé au pied d'une colline à une dizaine de kilomètres de Le Val. Le site a été occupé depuis les temps préhistoriques; on y trouve des vestiges de l'age de la pierre (silex taillés), de l'age du fer avec la construction d'un oppidum celto-ligure entouré d'une enceinte, et enfin des vestiges de l'époque romaine. L'hsitoire récente commence au XI° siècle avec la construction des premières fortifications, alors Pontius de Braz donne à Saint-Victor de Marseille la première église paroissiale de Bras:l'église Saint-Étienne (disparue). Les templiers s'installent à Bras dès le XII° siècle, et par donation, leur domaine s'étend bientôt à presque tout le territoire. De la maison de Bras, dépendaient les possessions de l'ordre situées à Châteauvert, Brignoles, Le Val, Brue-Auriac, Saint-Maximin et la Roquebrussane. Comme pour Monfort, lors de la dislocation de l'ordre au début du XIV° siècle, les possessions des templiers passent aux Hospitaliers de Saint-Jean puis aux chevaliers de Malte. Au XV° siècle, le chef de l'ordre est coseigneur de Bras avec Jean de Barras, Guillaume de Bras et Raymond Escoffier. En 1589, Hubert de Vins, pour se venger, d'après lui "des injures particulières reçues", rasa le vieux village situé sur l'éperon rocheux. Le village se reconstruit ensuite à partir des quelques maisons qui s'étaient implantées, dès le XVI° siècle, sur les route qui menaient au village. Bras est aujourd'hui un village "rue" de quelques 700 habitants. A quelques centaines de mètres du village, soit en passant par le stade soit en empruntant la route de Saint-Maximin, on peut aller voir une curieuse source qui a donné lieu à quelques trous d'eau d'une limpidité sans pareille et légèrement teinté de bleu grâce à des trace de minerai récolté lors du passage de l'eau dans les couches profondes. De tous temps cette source abondante a impressionné les villageois qui l'ont nommée "les trous bénis" ou "gours bénis"..
De cette source provient peut être l'origine du nom du village; en effet la racine celte "brac" signifie "creux, trous d'eau. La légende dit que ces trous se seraient formés le jour de la sainte Madeleine pour punir un mécréant qui foulait à cet endroit son blé; il disparut à l'occasion, avec son attelage .... Lors du tremblement de terre de Lisbonne en 1754, les eaux seraient devenues rouge sang. Le 22 juillet, fête de la sainte on peut entendre, quand la procession solennelle n'a pas lieu autour des étangs, des plaintes et des lamentations; alors gare ... Toujours d'après la légende, si les brassois ne venaient pas en procession aux trous le jour de la saint-Marc, les sources se transformeraient en brasier qui engloutirait dans ses flammes le village tout entier.
Galerie de photographies: un panorama, le vieux village, le pigeonnier, le village actuel, l'église paroissiale, Font-Couverte, Le tombereau. Cliquez sur une vignette pour obtenir une image grand format. Vu du champ du pigeonnier:
Le vieux village, détruit par Hubert de Vins, ne montre plus que quelques ruines des maisons, des remparts et du château fort qui avaient été construits à l'emplacement du Castrum primitif.
Et toujours un campanile
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