|
Basilique Sainte-Marie-Madeleine Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Chassée de Jérusalem par la persécution avec son frère Lazare, sa sœur Marthe et ses compagnons, Marie Madeleine participa à l'évangélisation de la Provence et se retira dans une grotte, dans le massif actuel de la Sainte-Baume. Elle mourut dans les bras de Saint-Maximin, évêque d'Aix, dont le village prit le nom. Les reliques de Sainte-Marie-Madeleine furent conservées dans un sarcophage, puis enfouies en 710 pour échapper aux pillages des Sarrasins. Ses reliques furent perdues... En 1279, Charles II d'Anjou, comte de Provence, futur roi de Sicile, les redécouvrit. La pape Boniface VIII et Charles II décidèrent la construction d'une basilique digne d'être un reliquaire pour Sainte-Marie-Madeleine. La construction commença en 1295 ainsi que celle du couvent qui jouxte la basilique; la garde de ces reliques fut alors confiée aux frères Prêcheurs, les Dominicains, qui s'installèrent dans le couvent jusqu'en 1957. Pour aller plus vite aux chapitres:
La construction La basilique est construite sur un site religieux mérovingiens, redécouvert il y a quelque temps grâce à des travaux sur la rue jouxtant la basilique. Des vestiges d'une ancienne église et d'un baptistère furent mis à jour. Après étude, la rue a été rendue aux passants et aux voitures....
Cliquez sur les photographies pour en obtenir une version grand format. Les vestiges de l'église mérovingienne.
De 1295 à 13616 furent réalisés le chœur et les cinq premières travées de la nef. La construction repris en 1404, puis de 1508 à 1532. La basilique prit alors son aspect actuel, sans façade centrale ni clocher latéral.
Longue de 73 m, large de 37 m et haute de 28 m, la basilique est le seul bel exemple de style gothique en Provence. Sur la nef à neuf travées s'ouvrent de chaque coté huit chapelles latérales, situées entre les solides piliers extérieurs.
Les 16 chapelles situées entre les contreforts de la Basilique sont diversement ornées; certaines sont dans un état de dégradation important, les subsides pour entretenir le bâtiment étant insuffisant. S'ouvrent donc au nord:
Et au Sud:
C'est à la fin du XVII° siècle que la décoration de l'édifice a été entièrement refaite. L'autel, en marbre jaspé, en constitue la plus belle partie (1676) avec son urne en porphyre, magnifique reliquaire béni par le pape Urbain VIII en 1634, et dans laquelle, en présence de Louis XIV, les reliques de Sainte-Marie-Madeleine furent "translater". Ce maître autel est l'œuvre de Joseph Lieutaud, de la Ciotat (1644 - 1726), ami de Pierre Puget et élève du Bernin.
La chaire monumentale en noyer fut exécutée en 1756 par le frère Dominicain Louis Gudet; elle retrace sur sept médaillons la vie de Sainte-Marie-Madeleine. L'abat voie porte un groupe représentant son ravissement. L'orgue a été construit en 1773 par le frère Jean-Esprit Isnard, dominicain du couvent de Tarascon; cs orgues possèdent quarante-trois jeux répartis sur quatre claviers.
C'est dans l'abside de la nef nord que se trouve ce retable peint sur bois au XVI° siècle. Il est illustré de toutes les scènes de la Passion du Christ, en seize médaillons groupés autour du grand tableau central représentant la Crucifixion. Il fut offert par Jacques de Beaune, seigneur de Semblançay (1445 - 1527), trésorier général en Provence, puis superintendant général des finances, venu à Saint-Maximin lors de la visite de François premier en 1516. L'auteur de ce retable s'appelle Antoine Ronzen, d'origine flamande, mais natif de Venise. Il travailla à Rome et à Venise avant de s'installer en Provence. Il rapporta de son séjour italien des vues de paysages qu'il reproduisit en fond de décor; on y retrouvera la place saint-Marc et ses colonnes.
Cette chapelle, située au nord, est la symétrique du retable de la Passion; elle est décorée de hauts reliefs du XVI° siècle et d'une statue de N.D. du Rosaire du XVII° siècle. Sur la gauche, deux chapelles ont été crées contre les stalles du chœur, Sainte-Anne et Saint-nom-de-Jésus décorées de tableaux de Michel Serre (XVII° siècle).
Outre les sarcophages de saint Sidoine, sainte Marcelle et sainte Suzanne, saint Maximin et sainte Marie-Madeleine, cette crypte conserve, encastrées dans ses murs, quatre dalles gravées d'un simple trait (VI° siècle): Marie au temple, Daniel dans la fosse aux lions, le sacrifice d'Abraham, la chaste Suzanne. |
Retour à la page principale:
Voyage vers d'autres sites:
|