|
Barjols Cette riante cité du haut-var, arrosée par de multiples cours d'eau, a longtemps vécu de ses tanneries avant de jouer la carte du tourisme. L'étymologie évoque la beauté des collines environnantes (barres = collines, jouls = jolies). L'histoire de Barjols remonte au XIe siècle. C'est grâce à la présence de l'eau que le village s'est construit, agrippé au flanc d'une falaise calcaire. Visite commentée: Un peu d'histoire, le vieux village, la collégiale, les fontaines et les lavoirs, le real, le fauvery, les tanneries et les Carmes. Le territoire de Barjols a été occupé d'abord par les "Suelteri" qui y élevèrent un oppidum sur la colline des Fourches, puis par les romains. L'histoire moderne commence en 1021 quand la famille Arbet cède aux moines de Saint-Victor de Marseille l'église Sainte-Marie et Saint-Jean de Barjols, construite en 1014. En ce début du XI° siècle, Barjols dépend du castrum de Ponteves. C'est en 1060 que l'église est élevée au rang de collégiale par le pape ALexandre II, ceci sous un nouveau vocable: "Notre-Dame-de-L'épine". Au début du XIV° siècle, après quelques passations de propriété, Barjols devint une des résidences des comtes de Provence qui y faisaient élever leurs enfants. Jacques Dueze, prévot de Barjols, futur pape sous le nom de Jean XXII, fut le précepteur de Saint Louis de Brignoles et de Robert d'Anjou. Le 17 janvier 1350, les Barjolais s'emparèrent des reliques de Saint Marcel, évêque de Die au V° siècle, conservées dans le monastère de Saint-Maurin à Régusse, devançant les habitants d'Aups qui en revendiquaient la possession. Le cortège rencontra à l'entrée de Barjols, les jeunes du village qui lavaient les tripes du bœuf sacrifié en commémoration de celui qui, découvert dans l'enceinte du village, avait un jour sauvé les habitants assiégés de la famine. Depuis cette date, la fêtes des "tripettes de Saint Marcel" est célébrée chaque année autour du 17 janvier. Pendant la guerre de succession de la reine Jeanne, la ville fut dotée d'un puissant rempart gardé avec l'aide des hommes affectés à l'office du châtelain - Barral de Ponteves, seigneur de Barjols, capitaine général pour la garde du donjon. En 1441, les pierres et les bois nécessaires aux réparations des remparts furent volés; la peine d'excommunication fut prononcée contre les coupables... En 1562, après avoir saccagé Tourves, Durand de Ponteves, seigneur de Flassans, surnommé le "chevalier de la foi", se réfugia avec ses partisans dans Barjols. Après quatre jours de siège, la ville fut prise le 6 mai 1562 par les armées du roi commandées par Saint Auban et le baron des adrets. 600 catholiques furent massacrés, les prêtres jetés dans les puits, les églises pillées, les reliques de Saint Marcel brulées. Durand de Ponteves réussit à s'enfuir pour se réfugier à Carces. "Paye Barjouls! Paye Barjouls" fut alors le cri de guerre des catholiques contre les protestants. Un scénario analogue se déroula de nouveau en 1590. Pour éviter de nouveaux massacres, le roi Henri IV céda la citadelle à la ville qui en fit abattre une partie. Les consuls firent démolir "la fortification tant vieille que nouvelle dudit château de peur que quelques mauvais garçons ne s'en emparent". A la suite du coup d'état du 2 décembre 1851, Louis Martin, dit "Bidouré", jeune résistant républicain de 19 ans, voulant rejoindre les insurgés de Barjols réfugiés à Tourtour fut arrêté et fusillé deux fois; sa statue est sur la grand place.... Au XIX° siècle, Barjols est une ville industrielle célèbre par ses tanneries, qui fondées en 1660, ne cédèrent qu'en 1983 contre la concurrence des pays à bas coût de main d'œuvre. Le village vu de la route de Le Val
L'ancien hôpital:
En 1726, l'hôpital Sait Joseph et Miséricorde, devenant vétuste, fut reconstruit hors des remparts. Il fut ensuite transformé en hospice.
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
La Porte de l'hôtel des Ponteves
La porte de cet hôtel est ornée d'un magnifique porche en pierre daté de 1532. Le caractère érotique de certains détails a toujours étonné les archéologues; c'est sans doute à cause de cela que toutes les sculptures à portée de main ont été mutilées. La porte est entourée de deux pilastres plats à l'ornementation très fouillée. Deux fenêtres à meneaux du XV° siècle appartiennent à l'édifice primitif.
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
Une petite niche se trouve dans l'angle de la façade, sous une hampe aux claveaux admirablement taillés.
L'ancien couvent des Augustins Situé en face de l'hôtel des Ponteves, fondé en 1256, il fut transformé en tannerie en 1860. Il appartient néanmoins encore au clergé et est utilisé pour le catéchisme. On peut admirer son magnifique cloître. Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
La porte des externes
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
28 fontaines (en comptant les fontaines récemment élevées - 22 originellement) et 16 lavoirs, Barjols est vraiment la ville de l'eau, et une "maison" y a été dédiées.
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
Le réal est le plus vieux quartier de Barjols; c'était, il a encore quelques années, là où on trouvait les maisons les plus décrépites, la population la plus pauvre. Il a été complètement rénové pour faire place aujourd'hui à un espace de promenade mettant en valeur l'abondance de l'eau, symbole de Barjols. C'était au réal que l'on trouvait aussi les moulins à huile pour lesquels la force de l'eau était utilisée pour presser les précieuses olives. Au dessus des moulins à huile, et profitant aussi de l'abondance de l'eau, se trouvaient les anciennes tanneries.
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
Quand on arrive à Barjols par la route de LE VAL (Châteauvert), on découvre le village niché au pied des roches du Réal. Pour y entrer, après deux tunnels, on passe au dessus du Fauvery, petit cours d'eau qui dévale du vallon des Carmes par plusieurs cascades de tuf. La dernière des cascades décorait les tanneries de Barjols quand elles étaient encore en activité. Aujourd'hui, elle est encore utilisée pour se rafraîchir l'été, même si la propreté de l'eau resterait à démontrer; mais quand il fait chaud, n'est pas, on rafraîchissement de toute eau.
C'est grâce à la présence de l'eau que Barjols avait depuis longtemps développé une industrie de la tannerie. A coté de la force motrice hydraulique, il bénéficiait de grandes forêts de chênes permettant de produite le tan nécessaire à la préparation des peaux. Cette industrie a permis de développer très tôt une culture ouvrière qui faisait (et qui fait encore) de Barjols un village à part dans cette Provence agricole. Jusque dans les années 90, c'est le parti communiste qui tenait la corde dans toutes le élections. Mais le modernisme, les pays à bas coûts, ont tué cette industrie à la fin des années 1980, et les anciens bâtiments se dégradent peu à peu, donnant une image toute particulière à l'entrée du village. Le fauvery, avant que d'arriver dans le village de Barjols, a creusé un vallon que l'on peut atteindre depuis la sortie de Barjols en direction de Draguignan. Ce vallon a été baptisé "vallon des Carmes" suite à la décision, au XVI° siècle des Carmes déchaussés d'y créer un monastère en utilisant les grottes naturelles crées dans le tuf. La plus grande de ces grottes abritait une chapelle "notre dame du bon refuge", qui était dotée d'un autel paré de coquillages. Les coquillages sont d'ailleurs utilisés abondamment en guise de décoration. Juste en contrebas, se trouve le "gous des épines", gouffre des épines, un rappel du nom initial de la collégiale; le fauvery y a modelé des cascades et des rochers de tufs qui en font une étapes renommées l'été pour ceux qui apprécient la fraîcheur.
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
Cliquez sur une image pour en obtenir un agrandissement.
Une des magnifiques falaises de tuf de Barjols.
Reportage photographie que "les tripettes de
Saint-Marcel" en 1971: Un autre site sur Barjols, évoquant le passé grâce aux cartes postales; cliquez ici: Barjols
Chanson de fond: La mazurka sous les pins.
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Retour à la page principale:
Voyage vers d'autres sites:
|