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ZAOU (Aups)
"Mieux vaut être le premier à Aups que le deuxième à Rome!". Ainsi se serait exprimé Jules César de passage à Aups. A cette époque, le village d'Aups était situé un peu plus haut, au pied des plateaux de l'Espiguière, où avait été construit un opidum celto-ligures, occupé par les Vérucènes. If fut d'abord appellé "Oppidum de Alpibus", puis "Villa Alpium Castrum de Alpibus" et enfin "Alps" puis Aups. On ne sait pas exactement pourquoi le village c'est déplacé à son emplacement actuel. Au X° siècle il subit de nombreuses incursions des sarrasins qui étaient établis à Tourtour (ce n'est qu'en 973 qu'après une terrible défaite, il évacuent la Provence). C'est à peu près à cette époque que l'on commence à trouver dans les archives le nom des Blacas. L'histoire du village de Aups est lié à l'origine à la famille des Blacas. Blacas de Blacas était un des gentilhommes les plus réputés de la cours des comtes de Provence au 12° siècle. Les Blacas cédèrent au 13° siècle, le terroir de Valmoissine pour y ériger une collégiale dont le statut fut confirmé à plusieurs reprises par le Pape, jusqu'à son transfert à Aups en 1499 par Alexandre IV. Au XV° siècle aussi, Aups est déclaré de "Frac Alleu", c'est à dire exempte de taxes et d'impots dans toute la Provence. L'église paroissiale, nouveau siège du châpitre collégial, fut pillée en 1574 par les Huguenots. Leurs chefs, le baron d'Allemagne et le compte d'Estaillon, s'emparèrent d'Aups par surprise le 6 juillet 1574 et massacrèrent un si grand nombre d'habitants qu'il est dit que le sang coulait dans les rues. Pour commémorer ce massacre, Henri III accorda la création de la "foire du massacre", dont la date fut fixée au 16 octobre. Pour commémorer cet événement sanglant on érige une "Vierge du Massacre" à l'endroit où 18 jeunes gens sont égorgés: Au 19° siècle le désordre règne, le dépérissement des industries locales aidant, le village passe d'un loyalisme à la monarchie à un radicalisme qui se traduit d'une manière éclatante lors du coup d'état en 1851 du prince Napoléon. Aups s'insurge et devient le bastion des forces révolutionnaires, ce qui lui vaut le titre de "Centre du var rouge". Bien qu'il y ait eu peu de victimes, un obélisque est élevé en 1881 en mémoire des braves tombés lors de ce combats, situé aujourd'hui sur la place Martin Bidouré, dont une statue est aussi placé à Barjols sur la place de la Rouguière. (voir en fin de page les plaques commémoratives placées sur le monument et qui donne une légère saveur du temps passé) Le village n'ayant pas brûlé à la suite de ces événements, les villageois érigent la chapelle "Notre Dame de la délivrance" en remerciement à la Vierge Marie.
L'entrée du village (en venant du Sud):
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Cette église est inscrite à l'inventaire supplémentaires des monuments historiques; construite de 1489 à 1503, c'est un bon exemple de gothique méridional.
Au début de la construction de l'église, le dallage est situé au même niveau que la place, les crues successives du torrent "La Grave" élèvent considérablement le niveau du sol. Aujourd'hui il faut descendre plusieurs marches pour accéder à l'église. Cliquez les images pour en obtenir une version grand format. La construction a commencé en 1489, menée par l'architecte anglais Broulhoni, et est achevée en 1503. En 1499, le pape Alexandre VI transporte de chapitre des chanoines de Saite-Marie Valmoissine fondé au IX° siècle, dans l'église en construction. Il érige celle-ci en colélgiales, ce qui explique la présence de stalles dans le choeur. EN 1501, ce même pape décrète l'union de la vicairie d'Aups et du prieuré de Saint-Pierre de Fabrègues.
Pendant les guerres de religions, le 16 Août 1574, une bande de Huguenots assaille le pays et pille l'église. L'admirable portail fut brûlé ainsi que le tympan qui était orné de sculptures. En 1745, le choeur est restauré. Cliquez les images pour en obtenir une version grand format. Quelques vues des chapelles latérales richement décorées:
Cliquez les images pour en obtenir une version grand format. Les six auatels à collonnes torses, en bois sculpté et doré sont datés du XVII° siècle.
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En 1346 commence un interminable procès entre le village et les Blacas, ceux-ci ne voulant dépendre pour la justice que du roi de France. Ce procès, aux multiples rebondissements dure jusqu'au XVIII° siècle où finalement les aupsois ont gain de cause. Pour fêter ce succès, on fond une cloche, celle qui se trouve actuellement au sommet de la tour de l'horloge. Elle porte l'inscription "je suis la joie de tout le monde" afin de maquer la liesse immense que suscita le gain du procès. Cliquez les images pour en obtenir une version grand format.
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Chapelle Notre-Dame de la Délivrance: Cette chapelle a été construite sur les ruines du château des ducs de Blacas qui datait du XII° siècle. Elle a été élevée sur souscription publique en 1852. Elle a été récemment cédée à une association par le duc en titre, association qui travaille ardemment à sa rénovation.
Cliquez les images pour en obtenir une version grand format. La Chapelle est construite en forme de croix latine avec voûtes ogivales. Le portail est cintré et entouré de colonnades, reliées les unes aux autres. Il est surmonté d'ornements gothiques. Dans la partie supérieure de la façade principale, il y a une niche de style roman avec une statue de la Vierge ayant à ses pieds un dragon, le tout en pierres tendres.
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Le couvent a été fondé en 1629 par la maison de Brignoles sur les instances des consuls et des habitants d'Aups. Supprimé en 1790, il fut rétabli par le soin de quelques familles en 1848. Les Blacas y élirent sépulture. Dans l'ancienne Chapelle construite par le duc de Blacas Albert 1er, en 1629, a été aménagé le musée Simon-Segal qui conserve près de 300 toiles de l'école de Paris et de Bourges.
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Les martyres du coup d'état de Napoléon:
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